21.06.2006

Invectives...

Un jour on invective, le lendemain on regrette... C'est à ce petit jeu digne d'une cour de récréation que s'amusent majorité et opposition !

  Questionné sur le fonctionnement défaillant du capitalisme à la française, Dominique de Villepin cherche "depuis une année déjà" (on l'aurait presque oublié) à exister entre Nicolas Sarkozy et le Parti socialiste. Affaibli par l'affaire Clearstream et l'échec du CPE, il est de plus en plus contesté. Dès lors, quand il est attaqué, le jeu pour lui est de se construire comme chef de la majorité ! Quelles solutions s'offrent à lui, proposer ou dénoncer? Il choisit de dénoncer, et, par là même utilise le choix judicieux de l'invective contre un Premier secrétaire du Parti socialiste, Monsieur Hollande qui ferait preuve de lâcheté ou plus directement qui serait lâche.

 

Proposant en son temps, le partiotisme économique comme mode de régulation de la mondialisation (fusions GDF-Suez, etc.), il essaie tant bien que mal de faire exister une fibre gaulliste d'indépendance économique nationale. Au sein d'un parti tiraillé entre libéraux, gaullistes et ex-centristes, la question nationale disparait comme l'idéal républicain flétrit.

 Alors ! dans le système institutionnel créé par la V° République quelle place peut il encore exister pour des forces gaullistes ? L'état de la crise des institutions ne devrait il pas les conduire à rejoindre les mouvements réformistes ? La V° République a apporté force et stabilité à la France au moment où elle en avait besoin... Autre temps, autres nécessités, la France a besoin de faire éclore des idées... empêtrées ...dans un régime de partis qui a oublié sa finalité fondamentale : travailler à l'intérêt général et au bien être collectif !

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18.06.2006

La question de la semaine!

  Vous considérez vous dans la majorité ou dans l'opposition? Telle est la question posée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel aux députés UDF qui n'ont pas voté la motion de censure (étant entendu que ceux qui l'ont voté sont dans l'opposition, bien sûr). Faute de trouver le moyen d'exclure nos députés de l'hémicycle, Monsieur Accoyer a trouvé de bon ton de saisir la haute instance de la télévision française. Ghettoïsation, stalinisation! Voilà les méthodes de l'Etat UMP!

  Faire des choix est tout l'art du politique mais celui ci doit il se se réduire à une logique opposition/majorité. Pourtant c'est à un raisonnement binaire, voire manichéen que veut nous conduire la décision du CSA alors que l'enjeu est de se positionner sur les questions concrètes soumises au législateur. Que ce soit sur la question de la DAVDSI, sur le projet de loi sur l'immigration, celui sur le budget, ou sur le fameux CPE, l'UDF a au cours des débats de cette session parlementaire essayé de se poser en interlocuteur intelligent refusant les textes dans les versions qui ne correspondaient pas à sa vision et aux nécessités de demain. Peut être cette démarche est elle complexe, ne correspondant plus au jeu de majorité et d'opposition classique, mais elle traduit une trame nouvelle pour l'électeur qui se plaint de la vacuité de ces différences ! N'oubliez pas que c'est lui qui doit trancher en 2007!

  Lorsque vous lirez cette note, peut être vous situerez vous dans la majorité ou dans l'opposition, mais posez vous alors la question suivante : à l'heure où la France traverse une crise d'une intensité et d'une longueur sans précédent est il encore possible de se positionner en termes de droite ou de gauche, d'opposition ou de majorité? Puis demandez vous: N'est il pas temps d'arrêter nos jeux partisans qui n'intéressent que nous pour nous positionner sur la France que nous voulons construire? C'est à dire une République juste, dynamique et solidaire.

07.06.2006

Devenez champion olympique!

Malheureusement il ne s'agit pas d'une plaisanterie: être un grand sportif, c'est être au dessus de la justice française depuis quelques jours...

En effet les proches de Jacques Chirac bénéficient de lois spéciales les rendant intouchables par notre Justice, qui est par définition égalitaire, où est le problème? Le problème vient du monarque Chirac en fin de règne qui a oublié que les privilèges sont abolis depuis le 4 août 1789...

Une loi passée totalement inaperçue au moment de sa promulgation (apparemment les Français ont autre chose à faire l'été que de lire le journal officiel), et que le Président sort aujourd'hui opportunément de son chapeau. En un coup de décret magique, voici Guy Drut, ancien Ministre de la jeunesse et des sports et surtout médaillé d'or du 110 m haies aux JO de 1976, lavé blanchi de sa condamnation en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour avoir bénéficié d'un emploi fictif à la Sicra, un emploi accordé à la demande de la mairie de Paris, alors dirigée par un certain... Jacques Chirac. Un tour de décret magique qui fait un peu République bananière sur les bords, mais qui nous permet (pardon, qui permet à Guy Drut...) de conserver un poste au CIO.

François Bayrou a très justement analyser que "Pour l'ensemble des Français, c'est une preuve que le pouvoir a tous les droits, qu'il ne respecte même plus les principes les plus élémentaires et que la justice pour les puissants n'est pas la même que pour les faibles", a-t-il poursuivi. "Tout cela jette la France dans un désordre, un chaos."

L'image qu'ont les français de leurs dirigeants n'était pas assez mauvaise, alors notre cher président Chirac a décidé de s'autoriser les "pleins-pouvoirs" en remettant en cause la décision de la Justice. Quelle vision de la France donnons-nous à l'étranger une fois de plus?

Si le gouvernement et le président continuent comme ça, ils vont faire fuir les touristes, et peut être même les français...

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