16.02.2007

Et sur le pont !

En effet, nous oublierions presque que l'UDF n'a pas le monopole du centre... Quel crève coeur que cette V° République qui fit que les démocrates de France se sentirent obligés dès 1958 de partir de gauche à droite.

En milieu institutionnel hostile, une poignée de résistants tenta de construire une alternative jusqu'en 1981. De Lecanuet à VGE, une démarche, un esprit et un idéal ont vécu qui explosa en 1981 par le choix d'un gaulliste au corpus politique interne bien maigre... L'Europe et la démocratie sociale se retrouvant pour une part au sein du PS, de l'UMP et fondamentalement au sein de l'UDF se développent également dans une nuée de petits partis. De deux partis radicaux choisissant de s'allier respectivement à gauche ou à droite, quel est leur intérêt ? Faire exister des choix politiques nationaux affaiblit ? Ils gardent pour une part leur indépendance fonctionnelle locale, faisant perdurer un esprit du seigle et de la châtaigne bien connu au centre et qu'à juste titre on peut nous reprocher.

Dans cette affaire, les centristes de l'UMP interloquent le plus. Ceux qui ont cru à l'idée d'un grand parti du centre et de la droite réunis, fagocités par les tenants du sarkozysme, sautent d'un bord à l'autre.

La vie partisane est une vocation, elle est faite de choix difficiles, ceux d'allier conviction et posture. Un souci d'intégrité et d'idéal de renouvellement des pratiques politiques se construit au sein de l'UDF. Centre gauche et centre droit ne sont ici que des ersatz de pensée politique noyés dans un océan de considérations locales. Espérons que l'indépendance et la liberté gagneront ces esprits esseulés : l'idéal pour le réel... ca ne vous rappelle pas quelqu'un...

Ecrire un commentaire